18.3.11
16.1.11
Tu ne mangeras point
Plus que 6 mois pour être beau en maillot ! Pas de problème, Un livre s'occupe de votre régime. Après lui, vous ne mangerez plus chez nous par hasard.
Qu'est-ce qu'on mange ? Cette question angoissante est celle qu'on se pose le plus au cours de sa vie. Contrairement aux interrogations existentielles qu'on cite pour se la jouer (TF1 ou Arte ce soir ? ; Le Darfour, est-ce que je m'en fous ou bien ?), manger nous occupe 3 fois par jour minimum quand on a de la chance. Jonathan Safran Foer a écrit sur le problème crucial de la bouffe dans Faut-il manger les animaux ? et a fini par en devenir végétarien.
Après Tout est illuminé, succès de la littérature américaine en 2002, le romancier a décidé d'enquêter sur la viande et sa production à très très grande échelle. Bouquin de "non fiction" selon l'appellation US, il est un hybride entre un traité de néophyte et un polar du réel. Partant sur le terrain comme un journaliste fantasmé (pensées amicales à Pernault et Pujadas), à la nuit tombée Safran Foer visite clandestinement ces fermes monumentales, où les poulets s'entretuent et où les truies n'ont pas la place d'accoucher. De la taille d'une petite ville, ces fabriques industrielles de chipolatas abattent à la chaîne des animaux parqués malades de gavage.
Ce jeune new-yorkais n'est pourtant pas un fervent défenseur de la cause animale. À part son chien, il dit même ne pas les aimer. En revanche, cette tuerie de masse ne le laisse pas indifférent. Surtout quand l'industrie de la viande est une grosse pollueuse. Les déjections et les carcasses de porcs, de bœufs s'entassent. L'alimentation des élevages concurrence dangereusement celle des humains en terrain disponible et en moyen financier. Mais le pire est que la grande majorité des cheptels sont de piètre qualité. Bourrés d'antibiotiques de façon préventives (juste au cas où !), ces animaux que l'on mange sont également nourrit d'OGM. Oui, dans nos assiettes frétille un délicieux cocktail. Miam. Le lien entre viande et cancer n'est plus long à faire. D'ailleurs, Marie-Monique Monin, auteure du Monde Selon Monsanto, le fait dans sa nouvelle enquête Notre Poison quotidien en librairie en Mars.
Jonathan Safran Foer écrit sur l'industrie américaine c'est vrai. Avec sa technique de romancier, l'écrivain rend visible la réalité à base d'images efficaces. On apprend par exemple que si les américains mangeaient un plat de viande de moins par semaine, cela reviendrait à supprimer 6 millions de voiture sur les routes. Malgré tout, la surproduction européenne n'a rien d'angélique. Comme là-bas, nos volailles ne courent plus en plein air quoi qu'en disent les jolies étiquettes de nos supermarchés. Quelques fermes modèles existent bien sûr : le cochon noir de Bigorre, celui de Bayeux en Normandie, la géline de Touraine ou le coucou de Rennes pour le poulet. Mais pourquoi s'acharner dans l'élevage raisonné quand cela coûte beaucoup et rapporte si peu (absence d'aides gouvernementales et de lobbys puissants).
Ce livre vous fera regretter la ripaille de Noël, pour autant il n'a pas la prétention de tous nous rendre végétarien. Tout au plus de nous faire réguler notre consommation. Au moins pour que ce petit problème quotidien du "Qu'est-ce qu'on mange ?" se pose de la même façon partout dans le monde.
Qu'est-ce qu'on mange ? Cette question angoissante est celle qu'on se pose le plus au cours de sa vie. Contrairement aux interrogations existentielles qu'on cite pour se la jouer (TF1 ou Arte ce soir ? ; Le Darfour, est-ce que je m'en fous ou bien ?), manger nous occupe 3 fois par jour minimum quand on a de la chance. Jonathan Safran Foer a écrit sur le problème crucial de la bouffe dans Faut-il manger les animaux ? et a fini par en devenir végétarien.
Ce jeune new-yorkais n'est pourtant pas un fervent défenseur de la cause animale. À part son chien, il dit même ne pas les aimer. En revanche, cette tuerie de masse ne le laisse pas indifférent. Surtout quand l'industrie de la viande est une grosse pollueuse. Les déjections et les carcasses de porcs, de bœufs s'entassent. L'alimentation des élevages concurrence dangereusement celle des humains en terrain disponible et en moyen financier. Mais le pire est que la grande majorité des cheptels sont de piètre qualité. Bourrés d'antibiotiques de façon préventives (juste au cas où !), ces animaux que l'on mange sont également nourrit d'OGM. Oui, dans nos assiettes frétille un délicieux cocktail. Miam. Le lien entre viande et cancer n'est plus long à faire. D'ailleurs, Marie-Monique Monin, auteure du Monde Selon Monsanto, le fait dans sa nouvelle enquête Notre Poison quotidien en librairie en Mars.
Jonathan Safran Foer écrit sur l'industrie américaine c'est vrai. Avec sa technique de romancier, l'écrivain rend visible la réalité à base d'images efficaces. On apprend par exemple que si les américains mangeaient un plat de viande de moins par semaine, cela reviendrait à supprimer 6 millions de voiture sur les routes. Malgré tout, la surproduction européenne n'a rien d'angélique. Comme là-bas, nos volailles ne courent plus en plein air quoi qu'en disent les jolies étiquettes de nos supermarchés. Quelques fermes modèles existent bien sûr : le cochon noir de Bigorre, celui de Bayeux en Normandie, la géline de Touraine ou le coucou de Rennes pour le poulet. Mais pourquoi s'acharner dans l'élevage raisonné quand cela coûte beaucoup et rapporte si peu (absence d'aides gouvernementales et de lobbys puissants).Ce livre vous fera regretter la ripaille de Noël, pour autant il n'a pas la prétention de tous nous rendre végétarien. Tout au plus de nous faire réguler notre consommation. Au moins pour que ce petit problème quotidien du "Qu'est-ce qu'on mange ?" se pose de la même façon partout dans le monde.
3.1.11
2011, l'année en bronze
En cette nouvelle année, ici pas de nostalgie ni de prévisions qui servent tant de béquille aux médias tocs. 2011, c'est déjà du bronze. Au sens propre ou nettement moins.
Pour le pire, les augmentations de prix et les taxes (transports, assurances, Internet, etc.) filent la claque rituelle du 1er janvier. Ces brochettes épicées sont accompagnées d'un pain surprise de communication gouvernementale sur la neige en hiver (!) Ce n'était pas "la pagaille" (Hortefeux), puis c'est devenu le sujet number one (des rapports sont attendus sur le glycol des aéroports et le retard du train Strasbourg-Port Bou, ça déconne plus).
Pour le meilleur, le succès de Stéphane Hessel avec son livre salvateur "Indignez-vous" réjouit. 20 pages à 3€ vendues à plus de 400 000 ex. publiées par les éditions Indigènes dans la collection "Ceux qui marchent devant". L'indignation et l'action, contrepoints d'espoir.
Après ce copieux menu, le dessert frais et léger s'intitule Pop 1000. Virgule à peu près musicale de la chaîne Comédie, cette potacherie est présenté par Thomas VDB, ex journaliste rock et vrai comique avec son pote caméléon Franck Lascombes. L'esprit des Nuls n'est pas loin.
La boucle est bouclée.
Pour le pire, les augmentations de prix et les taxes (transports, assurances, Internet, etc.) filent la claque rituelle du 1er janvier. Ces brochettes épicées sont accompagnées d'un pain surprise de communication gouvernementale sur la neige en hiver (!) Ce n'était pas "la pagaille" (Hortefeux), puis c'est devenu le sujet number one (des rapports sont attendus sur le glycol des aéroports et le retard du train Strasbourg-Port Bou, ça déconne plus).
Pour le meilleur, le succès de Stéphane Hessel avec son livre salvateur "Indignez-vous" réjouit. 20 pages à 3€ vendues à plus de 400 000 ex. publiées par les éditions Indigènes dans la collection "Ceux qui marchent devant". L'indignation et l'action, contrepoints d'espoir.Après ce copieux menu, le dessert frais et léger s'intitule Pop 1000. Virgule à peu près musicale de la chaîne Comédie, cette potacherie est présenté par Thomas VDB, ex journaliste rock et vrai comique avec son pote caméléon Franck Lascombes. L'esprit des Nuls n'est pas loin.
La boucle est bouclée.
Evittorio Sé from Save Ferris on Vimeo.
16.12.10
L'uchronie ou le temps du rêve
Si le nez de Cléopâtre blablabla... Et si ce jour-là, il avait fait beau peut-être que... Voilà comment on peut changer l'histoire au moins pour se faire du bien. Les romans de science fiction, les documents historiques, les gamins qui jouent rêvent grâce à l'uchronie.
Le temps des fêtes semblent idéal pour imaginer un monde plus beau, plus drôle.
> Si Madame De Fontenay était ivoirienne, son pays aurait 2 miss.
> Si De Gaulle n'était pas mort, il porterait des talonnettes.
> Si John Lennon chantait encore, il aurait fait un duo avec Zaz.
> Si Wikileaks était dangereux, il aurait publié les notes du dernier G vain.
> Si la burqa était glamour, la mode serait au décolleté de sourcil.
> Si Berlusconi dirigeait vraiment l'Italie, il serait moins bronzé.
> Si De Gaulle n'était pas mort, il porterait des talonnettes.
> Si John Lennon chantait encore, il aurait fait un duo avec Zaz.
> Si Wikileaks était dangereux, il aurait publié les notes du dernier G vain.
> Si la burqa était glamour, la mode serait au décolleté de sourcil.
> Si Berlusconi dirigeait vraiment l'Italie, il serait moins bronzé.
À vous de jouer ;)
1.12.10
Wé Wé Web : aujourd'hui, le Photobombing
Que serions-nous sans le web et ces artistes transgressifs, ces rebelles virtuels, ces boutonneux qui détournent sans scrupules nos mauvaises habitudes pour en faire pire ?
Le photobombing est l'art délicat de pourrir une photo via l'arrière-plan, terrain propice aux glissades en tout genre. Comme beaucoup de phénomènes Internet, le Bombing en règle était d'abord une idée de potes (genre "j'te fais des oreilles de lapin sur ta photo de classe et plus tard tu en riras. Ou pas."), avant de déchaîner les reprises et les hommages du monde 2.0

La plus célèbre de ces œuvres est celle de ce mignon petit écureuil gâchée par ce couple d'idiots au fond.
Il existe bon nombre de façon de procéder pour flinguer un portrait de famille, un profil Myspace puissant, une image love toujours, la meilleure restant le hasard.
Top 3 de Photobombing version LOL d'or.


1. Le "mékeskifoulalui" fait toujours son effet.


2. Le génial "keskilabouffécenaze" tient la corde


3. Une pensée émue à tous les cyclistes de l'extrême
Enfin, puisque la critique du bien-fondé de toutes ces images souvenirs n'est pas notre propos (WTF ce jogging rose PQ et la pause tendresse au McDo'), gloire à ces mamans (et autre mamies, voir l'article du dessous) spécialistes de la photo de profil moumoute, ces chiens qui ont bien mangé, ces canards esthètes et ces clientes de pizzeria sous acide.
Merci Internet.





La plus célèbre de ces œuvres est celle de ce mignon petit écureuil gâchée par ce couple d'idiots au fond.
Il existe bon nombre de façon de procéder pour flinguer un portrait de famille, un profil Myspace puissant, une image love toujours, la meilleure restant le hasard.
Top 3 de Photobombing version LOL d'or.


1. Le "mékeskifoulalui" fait toujours son effet.


2. Le génial "keskilabouffécenaze" tient la corde


3. Une pensée émue à tous les cyclistes de l'extrême
Enfin, puisque la critique du bien-fondé de toutes ces images souvenirs n'est pas notre propos (WTF ce jogging rose PQ et la pause tendresse au McDo'), gloire à ces mamans (et autre mamies, voir l'article du dessous) spécialistes de la photo de profil moumoute, ces chiens qui ont bien mangé, ces canards esthètes et ces clientes de pizzeria sous acide.
Merci Internet.




30.11.10
Wé wé web
28.11.10
Addicts à la fiction du réel
Addicts n'est pas un artéfact de substitution. Pensé pour et par le web, il se coule dans les veines virtuelles. Se servant sans complexe de tout ce que fournit Internet, la 1ère véritable web-fiction française multiplie sa durée de consommation. Prisée avidement ou appréciée en petite bouffée, à chacun son planning de shoot.
Le fil conducteur est une enquête policière. Un enfant a été enlevé et une grosse somme d'argent a disparu. L'originalité est que cette histoire prend place dans une cité où se tourne un film documentaire. Les personnages principaux, Saad (Cédric Seraline), Damien (Renaud Lefèvre), Djibril ( Sékou M'Ballo), sont 3 jeunes trimballés entre argent facile et réinsertion. La dernière est Anna (Florence Loiret-Caille, la seule comédienne professionnelle) qui campe la cinéaste du doc. Tous sont suivis séparément dans des "modules"de 3 minutes, séances d'interrogatoire dirigées par les flics chargés de l'enquête de base. Chaque épisode contient 5 de ces modules, la série compte 16 épisodes que l'on peut voir dans l'ordre sur le site d'Addicts. Voilà pour la trame grossière.
Les offres singulières commencent avec toutes les autres entrées proposées pour intégrer l'univers imaginaire du quartier du Lac. Par épisodes bien sûr, mais aussi par personnages, par territoires, par "Backstages" (scènes tournées en marge de la série dans la cité des Aubiers où se joue Addicts) ou par "Timeline" (regroupement des "empreintes numériques" laissées par les personnages sur la toile). Brouillage en règle de la frontière entre le réel et la fiction.
Vincent Ravalec, écrivain, scénariste et maintenant réalisateur, s'est créé un joujou à sa taille en élaguant ses chemins de traverse. Et dans cette forêt d'idées, l'une transcende l'ensemble. Les traces numériques d'Anna ou de Djibril, à coup de blog, de vidéo postée, de tweet ou de profil Facebook agrandissent la vie de ces gens qui jouent et de ceux qui les suivent.
25.11.10
Mortel, c'est l'hiver
À l'ouverture annuel de la campagne d'hiver des restos du cœur, il est temps de faire un premier bilan. DALO ? Mortalité ? "Plus personne ne sera obligé de dormir sur le trottoir" (Candidat Sarkozy, décembre 2006) ?
Article publié le 4 déc. 2008 (ancien blog, le Contre-Journal)
Il était une fois, dans une forêt glacée, une communauté oubliée. Ces hommes et ces femmes habitaient des abris de toile et de carton. Ils côtoyaient quotidiennement le froid, la faim et le mépris. Chaque jour ils risquaient la mort. L'hiver venu, ils se sentaient moins seuls...
"Je vais lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France". Voici le message de Christine Boutin à la sortie du conseil des ministres le 26 novembre (2008, ndlr) après la mort d’un 3e SDF dans le bois de Vincennes. En son temps, l’appel de l’abbé Pierre avait tout de même plus de classe. L’hiver 54, une femme était morte de froid dans la rue et le jeune prêtre émouvait la France par ces mots : "Toi qui souffre, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t’aime". Aujourd’hui on n’aime plus, on réfléchit et on oblige. Ça jette un froid.
Aujourd’hui, on punit aussi ceux qui tentent maladroitement de secourir les plus pauvres. Le DAL (Droit au Logement) vient de se prendre une bonne amende de 12.000 euros au tribunal de police. Son crime, avoir à plus de 300 reprises, commis une infraction de 4e catégorie en ayant «embarrassé la voie publique en y laissant des objets». Les tentes abritants des familles de mal logés rue de la banque entre octobre et décembre 2007 devaient gêner le ministère public. Les Enfants de Don Quichotte, eux, se sont vus (simplement !) confisquer leurs tentes pour leur action du canal Saint Martin. Tous ces voyous des associations encombraient les trottoirs et dérangeaient les riverains avec leur campement moche. La misère n’est pas esthétique et doit rester cachée.
Dans les bois éternels
En un mois, 3 morts de froid rien que dans le bois de Vincennes et 6 en tout sur la région Ile de France. Plus de 200 déjà cette année sur toute la France. Comme chaque hiver, les médias relaient ce décompte mortel des SDF et les politiques prennent acte des tremolos dans la voix. On se sent solidaire, on cherche des solutions. Puis arrive le printemps et comme la misère est moins pénible au soleil, on attendra l’hiver prochain.
Cette année pourtant, il y a une différence. C’est l’année où, selon le Président Nicolas Sarkozy, plus personne ne devrait dormir dehors. C’était en tout cas une des promesses du candidat à la présidentielle en 2006. C’est aussi l’année où doit se mettre en place le Droit au logement opposable (DALO).
Pourtant, ce qu’on retient en cette période glacée c’est la polémique gênante sur l’hébergement obligatoire une SDF, lancée par le ministre au logement et à la ville Christine Boutin. Lors d’un déplacement à Meaux (Seine et Marne), le Président a d’ailleurs pris position en rappelant qu’"il y a un équilibre de bon sens à trouver entre les intégristes de la liberté et de la mise d'office en centre d'urgence". Le temps de réflexion risquant d'être long, le réchauffement climatique n'est peut-être pas une mauvaise chose.
Article publié le 4 déc. 2008 (ancien blog, le Contre-Journal)
"Je vais lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France". Voici le message de Christine Boutin à la sortie du conseil des ministres le 26 novembre (2008, ndlr) après la mort d’un 3e SDF dans le bois de Vincennes. En son temps, l’appel de l’abbé Pierre avait tout de même plus de classe. L’hiver 54, une femme était morte de froid dans la rue et le jeune prêtre émouvait la France par ces mots : "Toi qui souffre, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t’aime". Aujourd’hui on n’aime plus, on réfléchit et on oblige. Ça jette un froid.
Aujourd’hui, on punit aussi ceux qui tentent maladroitement de secourir les plus pauvres. Le DAL (Droit au Logement) vient de se prendre une bonne amende de 12.000 euros au tribunal de police. Son crime, avoir à plus de 300 reprises, commis une infraction de 4e catégorie en ayant «embarrassé la voie publique en y laissant des objets». Les tentes abritants des familles de mal logés rue de la banque entre octobre et décembre 2007 devaient gêner le ministère public. Les Enfants de Don Quichotte, eux, se sont vus (simplement !) confisquer leurs tentes pour leur action du canal Saint Martin. Tous ces voyous des associations encombraient les trottoirs et dérangeaient les riverains avec leur campement moche. La misère n’est pas esthétique et doit rester cachée.
Dans les bois éternels
En un mois, 3 morts de froid rien que dans le bois de Vincennes et 6 en tout sur la région Ile de France. Plus de 200 déjà cette année sur toute la France. Comme chaque hiver, les médias relaient ce décompte mortel des SDF et les politiques prennent acte des tremolos dans la voix. On se sent solidaire, on cherche des solutions. Puis arrive le printemps et comme la misère est moins pénible au soleil, on attendra l’hiver prochain.
Cette année pourtant, il y a une différence. C’est l’année où, selon le Président Nicolas Sarkozy, plus personne ne devrait dormir dehors. C’était en tout cas une des promesses du candidat à la présidentielle en 2006. C’est aussi l’année où doit se mettre en place le Droit au logement opposable (DALO).
Pourtant, ce qu’on retient en cette période glacée c’est la polémique gênante sur l’hébergement obligatoire une SDF, lancée par le ministre au logement et à la ville Christine Boutin. Lors d’un déplacement à Meaux (Seine et Marne), le Président a d’ailleurs pris position en rappelant qu’"il y a un équilibre de bon sens à trouver entre les intégristes de la liberté et de la mise d'office en centre d'urgence". Le temps de réflexion risquant d'être long, le réchauffement climatique n'est peut-être pas une mauvaise chose.
23.11.10
Haïti, c'est toi là-bas dans le noir ?
Pour la république d'Haïti, l'année 2010 a été sombre. Accoudé à Saint-Domingue qui s'en sort grâce au tourisme, l'ancienne perle des Antilles n'a cessé de couler depuis son indépendance chèrement conquise en janvier 1804.
Depuis le tremblement de terre du 12 janvier, les haïtiens ont encore payé leur affront de vouloir vivre seul comme des grands et sont restés comme deux ronds de flan. Bien sûr, les caméras et les associations humanitaires ont accouru, ont promis et puis pfuittt... Encore un coup de Gérard Majax ? Non, seulement celui de l'info qui déménage plus loin pour un mariage princier ou un remaniement. Alors, dans la quasi indifférence la vie s'est péniblement accrochée à des cabanes de fortunes et des sacs de nourriture jetés dans l'arène des fauves buvant de l'eau croupie.
Par chance presque, le temps du choléra est venu (mais sans son pote amour, le pingre). Le décompte mortel des victimes attise à nouveau la flammèche entre la pauvre île des caraïbes et les médias : on en était à 1400 au JT de Pujadas hier et des centaines de milliers de cas sont attendus ces prochains mois. Ainsi, dans un monde qui ne jure que par les chiffres implacables, les statistiques âpres, Haïti est un Eldorado. Une preuve de plus ? Ces quelques 260.000 armes en circulation et les 2 morts par balles et par jour rien qu'à Port-au-Prince la capitale.
Spot de campagne du candidat Jude Célestin (Inite) pour la présidentielle 2010
Personal Jesus

Bien qu'un peu datée (3 mois c'est un siècle sur Internet) cette trouvaille vaut le détour. Le Facebook de Jesus publié sur Gamaniak est un sacré coup d'humour.
My(x) Generation
D'un côté, Europe et son Final Countdown pailleté. Un tourbillon de cheveux choucroutés, de fuseaux de cuir serrés et de voix suraigüe (ceci expliquant cela ?). De l'autre, Nirvana et son Smells Like teen spirit enragé. Un cri rauque pour exprimer la révolte de la jeunesse qui ne regarde pas Beverly Hills le samedi.
Pourtant, entre 1987 et 1991 (année de sortie des 2 tubes) peu de temps a glissé. Mais le monde a craqué. Fini la danse de foufou au Macumba Club, fini de siffler du Gym Tonic avec Véro. On remballe ses santiags en skaï et on s'achète des Reeboks pump. En 90, comme un homme on regarde les problèmes en face. Non pas les Boys Band, mais les jeunes qui veulent être pris au sérieux (tiens, tiens...). Alors certains grandissent en mattant le Club Dorothée et d'autres vénèrent le combo chemise de bucheron / jeans déchirés à la Kurt Cobain (Ben ouais c'est plus facile à porter que les idées de ce nouveau poète maudit).
Cette vidéo qui mixe 2 pépites (toc ou brute), ne se limite donc pas à une question de combat capillaire. Qu'on soit du genre blond vénitien soyeux secoué en cadence ou mèche grasse en bataille, la musique parle pour nous. Et des fois, on préfère quand elle parle plus mâle. Bisou Kurt.
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